1880-1929Thelema à Paris

Repaire · 1928–1929

Librairie Galignani

Toujours ouvert

Adresse · 224, rue de Rivoli, 75001 Paris

Métro · Tuileries (1)

Aujourd'hui · Toujours ouvert. Librairie, toujours ouverte.

Voir sur la carte

L'histoire

La famille Galignani est d'origine italienne : un Simone Galignani publiait déjà une grammaire latine à Venise en 1520. Giovanni Antonio Galignani, venu de Brescia, enseigne les langues à Paris, puis ouvre en 1801 une librairie anglaise. Ses fils John Anthony et William développent l'affaire : revue de littérature anglaise, quotidien Galignani's Messenger fondé après 1814 pour les Anglais du continent, rééditions bon marché d'auteurs britanniques jusqu'au traité de 1852 sur le droit d'auteur. Leur maison de la rue Vivienne, avec cabinet de lecture et jardin, sert de club aux Anglais de Paris.

La librairie s'installe sous les arcades de la rue de Rivoli au milieu des années 1850 (1855 ou 1856 selon les sources) et revendique le titre de première librairie anglaise établie sur le continent. Elle est toujours tenue par des descendants de la famille ; ses rayonnages de bois datent des années 1930.

Pour Crowley, c'est l'une des adresses où il se fournit en lectures anglaises. En septembre 1928, il s'installe avenue de Suffren, et le 12 octobre, jour où son nouveau secrétaire Israel Regardie arrive d'Amérique, il achète chez Galignani les Vers dorés de Pythagore, deux romans policiers et un timbre. Le 5 février 1929, il y prend des romans à énigme récents, dont Poirot Investigates et The Secret of Chimneys d'Agatha Christie, ainsi que l'éphéméride astrologique Raphael pour l'année ; le 2 mars d'autres romans policiers, le 5 mars The Dynamiter de Stevenson.

Ces achats précèdent de peu son départ forcé : le 8 mars 1929, ses proches Maria de Miramar et Regardie reçoivent un refus de séjour ; Crowley, malade, obtient un délai, mais Paris-Midi annonce son expulsion le 16 avril et il prend le train pour Bruxelles le lendemain.

La librairie Galignani est toujours ouverte au 224, rue de Rivoli, sous les arcades. Depuis le trottoir, on reconnaît sa vitrine et son enseigne, et l'on peut entrer : les livres en anglais sont au fond de la boutique.

Dans les parcours

Sources